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Leconte de Lisle

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Leconte de Lisle

Message  Séverine le Mer 28 Mar - 21:24

Il est aux yeux des réunionnais le plus grand poète que l’île a compté. Né d’une mère créole et d’un père métropolitain, même si ce jeune homme ne resta que quelques années sur l’île, cette dernière ne cessera d’influencer ses vers par sa beauté et son inter - culturalité.



Leconte de LisleCharles Leconte de Lisle naquit à Saint Paul le 09 novembre 1818. Il est par sa mère le petit neveu de Evariste Parny . A l’âge de 3 ans il quitte La Réunion pour la Bretagne jusqu’en 1832, où il retourne alors sur l’île à l’âge de 14 ans. C’est un vrai littéraire, et ses notes dans les matières comme la littérature, le latin ou encore le grec sont remarquables, bien loin devant les matières scientifiques qu’il déteste.
A 18 ans il retourne en France pour passer son baccalauréat puis s’inscrire à l’université de Rennes, en Droit. Mais ce qu’il aime avant tout ,c'est écrire des vers plutôt qu’étudier le Droit. Ses résultats universitaires s’en font ressentir, et son père excédé lui coupe les vivres depuis l’île en 1840. Il se met donc bon gré mal gré à travailler, et obtiendra sa licence en 1843. Il rentre alors à Bourbon où il va exercer au barreau de Saint Denis. Mais là, âgé de 25 ans, le jeune homme s’ennuie et trouve que la société réunionnaise préfère trop les affaires et l’argent que le savoir et l’amitié. De plus, il supporte très mal les maux quotidiens des esclaves. Cependant, il profite de cette solitude pour travailler sa poésie, et lorsqu’il repartira définitivement en France en 1845, il avouera que ce séjour sur l’île Bourbon aura été très bénéfique pour son travail de poète.
De retour à Paris, il trouve un travail comme secrétaire de rédaction dans un journal. Il travaille donc comme journaliste, et commence à publier également ses poèmes dans la revue « la Phalange ».
En 1848, lors de la révolution des communards, il s’engage pleinement dans la vie politique, où il adhèrera aux idées des abolitionnistes. Cela lui vaudra les foudres de son père qui lui coupera de nouveau les vivres, et même d’autres créoles qui le menacent de le tuer s’il remet les pieds sur l’île.
De 1849 à 1952, il est sans le sou, et quelque peu déprimé. Il songe parfois même au suicide. Mais le hasard lui permet de publier en 1852 ses « Poèmes Antiques » et c’est un succès ! Il aura le prix de l’Académie et deviendra le chef de file d’une nouvelle école, l’école Parnassienne. Il ne sortira véritablement de l’impasse qu’en 1855 lorsque sort son deuxième recueil « Poèmes et poésies » qui reçoit une nouvelle fois le prix de l’Académie. Ce succès remonte jusqu’à l’île Bourbon, où le gouverneur de l’époque, Hubert Delisle lui octroit alors une pension annuelle de 2000 francs. Cette pension sera d’ailleurs sujette à bien des histoires au sein du Conseil Général qui finira par la supprimer en 1868.
En 1862 sa plus grande œuvre voit le jour : « Les poèmes barbares ». Une réelle révolution poétique et littéraire est contenue dans ce recueil de poésie qui ne manque pas de susciter l’admiration.
En 1870 Napoléon III lui offre un revenu annuel de 3 600 francs, et même la Troisième République reconduira la subvention. La vie devient alors enfin plus facile d’un point de vue matériel, surtout que dès 1812 il occupera une place de bibliothécaire au Sénat. En 1884 il publiera de nouveau un recueil très apprécié : « Poèmes Tragiques ». Il sera élu à l’Académie française à la place de Victor Hugo.

Séverine

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